Fig. 1 · Trois échelles, trois métiers, trois budgets, mais les mêmes arbitrages : un usage clair d'abord, la techno ensuite.
BNP Paribas, L'Oréal, Photoroom : trois échelles, trois métiers, trois budgets. Les arbitrages qui se ressemblent, et ce qu'on peut copier (ou éviter) pour son propre projet.
Tout le monde parle d'IA, peu d'entreprises montrent vraiment comment elles l'ont intégrée à un produit existant. Trois acteurs ont récemment ouvert le capot : BNP Paribas transforme son application bancaire en assistant conversationnel, L'Oréal s'associe à OpenAI pour vendre via des agents IA, et Photoroom raconte son passage d'un simple outil de retouche photo à un SaaS bâti autour de l'IA. Trois échelles, trois métiers, trois budgets, mais des arbitrages qui se ressemblent. Si vous envisagez d'intégrer l'IA dans un produit (le vôtre, ou celui que vous voulez faire développer), ces retours d'expérience disent beaucoup plus que les démos marketing. Voici ce qu'on en retient, côté décideur.
La banque ne refait pas son application de zéro. Elle ajoute une couche d'IA conversationnelle (un assistant qui comprend les questions en langage naturel) par-dessus l'app existante, pour que le client puisse demander « combien j'ai dépensé en restaurants ce mois-ci ? » au lieu de cliquer dans cinq menus.
Ce qui est intéressant ici, c'est la logique : l'application devient un point d'entrée, et l'IA fait le travail de navigation à la place de l'utilisateur. Concrètement, l'assistant interroge les données du client et déclenche des actions (virement, prise de rendez-vous, simulation).
À retenir pour votre projet :
L'Oréal a annoncé à VivaTech un partenariat avec OpenAI pour intégrer ses produits dans les futurs agents IA d'achat (des assistants qui, demain, achèteront pour vous : « commande-moi un sérum adapté à ma peau »).
Le pari est clair : si demain les gens achètent via ChatGPT ou un agent équivalent, mieux vaut être référencé et compris par ces agents que de rester invisible. C'est un pari de distribution, pas un projet technique interne.
Ce que ça dit aux dirigeants :
"Le piège est commun aux trois cas : lancer un projet IA sans avoir cadré ce qu'on attend en retour. Trop d'entreprises démarrent un POC sans définir comment elles sauront qu'il a réussi."
Cas différent et instructif : Photoroom n'a pas ajouté de l'IA à un produit existant, l'IA est le produit. Le cofondateur raconte le parcours : au départ, un outil de détourage photo concurrent de Photoshop, puis un pivot complet vers un SaaS où l'IA fait l'essentiel du travail (détourer, générer un fond, retoucher).
Quelques leçons concrètes qui ressortent de son témoignage :
C'est probablement le cas le plus directement transposable à un porteur de projet SaaS : un produit utile, une IA qui fait gagner du temps, un business model qui tient.
Malgré des tailles et des métiers très différents, ces trois cas partagent des bonnes pratiques :
Le piège, lui, est commun : lancer un projet IA sans avoir cadré ce qu'on attend en retour. Trop d'entreprises démarrent un POC (un projet pilote) sans définir comment elles sauront qu'il a réussi. Résultat : un beau prototype, et personne pour décider de la suite.
Intégrer l'IA dans un produit, ce n'est pas forcément un méga-projet à plusieurs millions. BNP greffe une couche conversationnelle sur de l'existant, L'Oréal se positionne sur un nouveau canal de vente, Photoroom a fait de l'IA le cœur de son SaaS. Trois approches valables, à condition de partir d'un usage clair, de mesurer ce qui compte vraiment, et d'accepter d'avancer par petits pas. Si vous réfléchissez à un projet d'IA pour votre entreprise, regardez d'abord vos cas d'usage, ensuite la techno.
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// sources
La Revue du Digital : BNP Paribas, point d'entrée conversationnel · La Revue du Digital : L'Oréal s'associe à OpenAI · Blog du Modérateur : L'itinéraire de Photoroom raconté par son cofondateur
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